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Prescription d'activité physique : se former avec le CS AMAP

  • Photo du rédacteur: Stéphanie Smadja
    Stéphanie Smadja
  • 17 juil.
  • 6 min de lecture


Introduction

Depuis 2022, la loi a ouvert la prescription d'activité physique adaptée à des millions de Français. Derrière cet élan de santé publique, un besoin concret : des éducateurs sportifs formés pour encadrer des publics fragiles. Décryptage sourcé d'une opportunité professionnelle qui ne fait que commencer.


Pendant longtemps, « faire du sport » a été affaire de performance ou de loisir. Aujourd'hui, l'activité physique est reconnue comme un véritable outil thérapeutique prescrit par un médecin, encadré par un professionnel, intégré à un parcours de soins. Pour les éducateurs sportifs, ce basculement change tout : il ouvre un champ d'exercice nouveau, utile et durable. Encore faut-il être formé pour y répondre.



1. Un enjeu de santé publique majeur

Les chiffres posent le décor. Selon l'Organisation mondiale de la santé, près d'un tiers des adultes dans le monde soit environ 1,8 milliard de personnes — ne respectent pas les recommandations minimales d'activité physique, une proportion en hausse de 5 points entre 2010 et 2022 [2]. L'inactivité physique serait responsable de 5,3 millions de décès par an, ce qui en fait le quatrième facteur de risque de mortalité à l'échelle mondiale, devant le tabac [3].


En France, la situation n'est pas plus rassurante : d'après un rapport du Sénat, seuls 11,5 % des hommes et 10,6 % des femmes cumulent un comportement à la fois actif et non sédentaire [3]. Or la sédentarité, indépendamment de tout autre facteur, est associée à un risque 2,5 fois plus élevé de maladie cardiovasculaire et 2 fois plus élevé de diabète de type 2 [4].


1,8 Md

d'adultes trop peu actifs

×2,5

de risque cardiovasculaire

4ᵉ

facteur de mortalité


Face à cela, l'OMS est claire : « toute quantité d'activité physique vaut mieux qu'aucune ». Elle recommande aux adultes 150 à 300 minutes d'activité modérée par semaine, complétées par du renforcement musculaire au moins deux fois par semaine [1]. Le message ne s'adresse pas qu'aux bien-portants : c'est précisément chez les personnes malades ou fragilisées que le bénéfice est le plus fort à condition que l'activité soit adaptée.


Quatre personnes s’échauffent sur des stepsT dans une salle lumineuse aux grandes baies vitrées.


2. Le sport sur ordonnance, qu'est-ce que c'est ?

Le « sport sur ordonnance » désigne, dans le langage courant, l'activité physique adaptée (APA) : des programmes d'exercices structurés et planifiés, dispensés par un professionnel qualifié et pensés pour les capacités et la pathologie de chaque personne. L'APA est aujourd'hui considérée comme une véritable intervention thérapeutique non médicamenteuse, intégrée au parcours de soins [6].


Le dispositif a été instauré par un décret du 30 décembre 2016, entré en application le 1ᵉʳ mars 2017. À l'origine, la prescription était réservée aux seuls patients en affection de longue durée (ALD) [7]. Pour établir sa prescription, le médecin précise les objectifs thérapeutiques (contrôle du poids, capacités cardiorespiratoires, force musculaire…) et les éventuelles contre-indications ; il peut s'appuyer sur la base MédicoSport-Santé du CNOSF, qui détaille discipline par discipline bénéfices, risques et adaptations [8].


Femme âgée souriante en course à pied,


3. La loi de 2022 : le tournant qui a élargi le marché


C'est la loi n° 2022-296 du 2 mars 2022 visant à démocratiser le sport en France qui a fait basculer le dispositif dans une autre dimension. Elle a modifié l'article L.1172-1 du Code de la santé publique pour étendre la prescription d'APA, jusque-là limitée aux ALD, aux « personnes atteintes d'une maladie chronique ou présentant des facteurs de risques et aux personnes en perte d'autonomie » [5].


Concrètement, l'hypertension artérielle, l'obésité, le surpoids ou encore la dépression peuvent désormais ouvrir droit au sport sur ordonnance. Deux décrets du 30 mars 2023 sont venus rendre ces dispositions applicables : ils fixent la liste des maladies chroniques et facteurs de risque concernés, élargissent la liste des médecins prescripteurs à tout médecin intervenant dans la prise en charge, et autorisent le masseur-kinésithérapeute à renouveler et adapter la prescription initiale [6].


La même loi a inscrit les Maisons Sport-Santé dans le Code de la santé publique : ces structures d'accueil, d'orientation et de mise en réseau reposent sur la collaboration étroite entre professionnels du sport et de la santé [5]. Chaque établissement social et médico-social doit par ailleurs désigner un référent « activité physique et sportive ». Autant de nouveaux lieux d'exercice et de nouveaux besoins d'encadrants formés.


La prescription du sport pourrait bénéficier aux dix à onze millions de Français qui souffrent d'une trentaine de maladies chroniques reconnues comme ALD sans compter les publics ajoutés en 2022. [8]

Dans un hangar éclairé, un homme tient un ballon près de joueurs en fauteuil roulant, t ambiance de match.

Actualité :

le sport sur ordonnance désormais pris en charge et la Nouvelle-Aquitaine est région pilote




Jusqu'ici, un frein majeur subsistait : l'activité physique adaptée n'était pas remboursée par l'Assurance Maladie. C'est ce qui change avec le décret n° 2026-281 du 14 avril 2026 et l'arrêté du 13 mai 2026, qui lancent une expérimentation nationale de prise en charge financière de l'APA pour les personnes traitées pour un cancer [11][12].


Prévu par l'article 42 de la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2024, le dispositif permet, sur prescription médicale (cancérologue, pédiatre ou médecin traitant), la prise en charge d'un parcours complet d'activité physique adaptée pour les patients atteints ou ayant été atteints d'un cancer, généralement en ALD [12].


Ce que prévoit concrètement le décret :

- Un bilan fonctionnel et motivationnel d'une heure, débouchant sur un projet d'APA personnalisé [11].

- Un programme de 12 séances, renouvelable une fois (soit jusqu'à 24 séances), suivi d'un bilan final [11].

- Des séances encadrées par des professionnels titulaires d'un diplôme en activité physique adaptée, au sein de structures conventionnées avec l'ARS [12].

- Une rémunération encadrée des intervenants, liés à la structure par un contrat de travail (salarié) ou un contrat de prestation [11].


Le point clé pour les éducateurs sportifs : l'expérimentation n'est déployée que dans trois régions : Bretagne, Nouvelle-Aquitaine et Provence-Alpes-Côte d'Azur pour une durée de 2 ans** [12]. Autrement dit, le territoire de la formation CS AMAP est en première ligne d'un dispositif qui, pour la première fois, finance l'APA post-cancer et crée une demande immédiate d'intervenants qualifiés.


Groupe en séance d'activité physique adaptée au sol dans une salle lumineuse, avec fauteuils roulants et grandes baies vitrées.

Le sport sur ordonnance devient un métier.


Le CS AMAP forme les éducateurs sportifs diplômés à encadrer ces publics et à accéder à la prescription d'activité physique.




Pour en savoir + : prenez RDV avec Julie : https://calendly.com/sport-avenir-et-sante/30min)


Homme âgé souriant sur un court de tennis, raquette à l'épaule et balle en main, devant un filet et un fond verdoyant.

4. Une opportunité professionnelle en plein essor


Élargissement du public éligible, reconnaissance légale des Maisons Sport-Santé, référents obligatoires dans le médico-social : tous les signaux pointent vers une demande croissante d'encadrants qualifiés. Pour l'éducateur sportif, le sport santé n'est plus une niche c'est un secteur d'emploi structuré, ancré dans les politiques publiques et les territoires.


Les débouchés sont variés : éducateur sport santé en milieu associatif, au sein d'une équipe pluridisciplinaire de professionnels de santé, dans des structures accueillant des personnes en perte d'autonomie (EHPAD, centres sociaux, structures handicap), ou encore coach sport santé en libéral [10].


  • Milieu associatif : Clubs et réseaux sport santé de proximité.

  • Équipe de santé : Maisons Sport-Santé, parcours de soins coordonnés.

  • Perte d'autonomie : EHPAD, centres sociaux, structures handicap.

  • Profession libérale : Coach sport santé indépendant ou en structure commerciale.


Deux femmes font du yoga dans un studio lumineux, l’une enceinte, en posture d’étirement sur tapis bleu.

5. Se positionner avec le CS AMAP


Pour exercer sereinement auprès de publics fragiles, une spécialisation est nécessaire. Le Certificat de Spécialisation — Animation et Maintien de l'Autonomie de la Personne (CS AMAP) de Sport Avenir & Santé permet aux éducateurs sportifs diplômés (BPJEPS, DEJEPS, DESJEPS) de développer des compétences spécifiques pour améliorer la santé et la qualité de vie de publics variés : personnes âgées, femmes enceintes, personnes en situation de handicap, diabète, obésité, ALD, pathologies cardiaques, cancer [10].


Intégré à la stratégie régionale Sport Santé Bien-être de Nouvelle-Aquitaine (ARS, Région, DRAJES), le certificat donne accès à la prescription d'activité physique via le dispositif régional PEPS et au référencement dans sa cartographie comme éducateur sport-santé certifié ; il permet également d'intervenir dans le programme Élan (niveau 2) [10].


Le CS AMAP en bref

- Lieu : Bègles · Bordeaux

- Durée : 5 mois · 155 h

- Rythme : 2 week-ends / mois

- Places : 20 / session

- Taux de réussite : 100 %

- Prochaine rentrée : 11 septembre 2026


Certificat reconnu et délivré par la DRAJES Nouvelle-Aquitaine.

Planning conçu pour les professionnels.


Femme souriante en bonnet gris, bras fléchis en pose de victoire, dans un salon intérieur.


6. Quel financement ?


Selon votre statut plusieurs dispositifs de prise en charge existent (OPCO, France Travail, fonds d'aide à la formation…). Julie, responsable des admissions, vous aide à identifier la solution adaptée à votre profil [10].



Prenez le train du sport santé :


Rejoignez la prochaine promotion du CS AMAP et devenez un acteur reconnu de l'activité physique adaptée en Nouvelle-Aquitaine.



Parlez de votre projet avec Julie : https://calendly.com/sport-avenir-et-sante/30min



Sources :

1. Organisation mondiale de la santé — Lignes directrices sur l'activité physique et la sédentarité (150 à 300 min/semaine). who.int/europe/fr/publications/i/item/9789240014886

2. OMS — Fiche d'information Activité physique (31 % d'adultes inactifs, 1,8 milliard, +5 pts 2010-2022). who.int/fr/news-room/fact-sheets/detail/physical-activity

3. Sénat — Rapport d'information « La science dans la mêlée pour une nation sportive », 2025. senat.fr/rap/r25-121/r25-12114.html

5. Loi n° 2022-296 du 2 mars 2022 visant à démocratiser le sport en France. legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000045287568

6. Décrets n° 2023-234 et n° 2023-235 du 30 mars 2023, prescription et dispensation de l'APA. vidal.fr

7. Décret du 30 décembre 2016 relatif à l'APA prescrite. sante-sur-le-net.com

8. Vidal — Le sport adapté sur ordonnance (base MédicoSport-Santé du CNOSF). vidal.fr/sante/sport/choisir-sport/sport-ordonnance.html

9. Santé publique France — Baromètre 2021 (BEH, 2024). santepubliquefrance.fr

10. Sport Avenir & Santé — page formation CS AMAP. sportaveniretsante.com/csamap

11. Arrêté du 13 mai 2026 relatif à la prise en charge des séances d'activité physique adaptée visant à accompagner les personnes traitées pour un cancer. legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000054125429

12. Service-Public — Cancer : des séances d'activité physique adaptée prises en charge dans certaines régions (Bretagne, Nouvelle-Aquitaine, PACA), 29 mai 2026. service-public.gouv.fr/particuliers/actualites/A18928


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