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Le sport comme outil de justice sociale

Mis à jour : juil. 6

Dans un contexte assez tendu, entre violences policières et lutte contre le racisme, les populations ne cessent de se soulever pour exprimer leur colère et leur incompréhension.

Après la mort de George Floyd, déclencheur de nombreuses révoltes à travers le monde, cet article a voulu montrer que le sport est aussi un moyen puissant vecteur de messages. Le sport a notamment servi, au cours de l’histoire noire américaine, a prouver que la performance est humaine et non liée à une couleur de peau.



L’histoire des noirs aux États Unis est particulièrement lourde avec des discriminations récurrentes depuis des siècles, une vraie mise à l’écart des « corps noirs » perdure, notamment au 20ème siècle ou les Afro-américains peinent à se faire entendre pour dénoncer ce système d’injustice.


Le sport né à l’origine dans la société britannique, pratiqué majoritairement sur les campus d’universités tels que ceux de Cambridge ou Oxford il est perçu comme une activité sociale supérieure, c’est à dire pratiqué par les classes sociales les plus élevées.

Ce n’est que quelques siècles plus tard qu’il se démocratise et devient une activité plus populaire, notamment aux États-Unis dans les années 1900.


Il existe une fracture entre une population ségréguée qui peine à se faire entendre malgré une détermination à toute épreuve et le sport qui commence à devenir extrêmement populaire aux États Unis prenant une ampleur sans précédent.


S’il y avait confrontation sportive entre noirs et blancs, la presse s’en emparait, comme dans l’attente d’un jugement de valeur d’une des deux parties, et c’est en 1910 qu’un fait marquant va se produire.



Jack Johnson est un boxeur américain, né en 1878 au Texas. Il fut le 1er champion du monde poids lourd noir, sa victoire contre un homme blanc en 1910 souleva un vent de révolte raciste ou énormément de noirs américains furent tués.





Néanmoins cette événement marqua les premières remises en question de la suprématie blanche aux Etats Unis et dans le monde.


Les Afro-américains s’emparent de ces tragiques conclusions, et voient à travers le sport un moyen intéressant à utiliser pour élever leur cause au niveau politique, prouver leur dignité corporelle et surtout atteindre une visibilité médiatique inédite jusqu’alors, d’ailleurs à cette époque les noirs sont perçus par l’immense majorité blanche Américaine comme inférieur au niveau sportif, vision vraisemblablement très décalée ce celle d’aujourd’hui ou les croyances populaires vont vers l’opposées, considérés maintenant comme majoritairement doué à l’exercice athlétique.


Croyances populaires ou non, leur stratégie est claire et précise, ils veulent former des athlètes qui pourront, sur la scène médiatique et politique prouvée au monde entier l’égalité entre noir et blanc.


Et c’est de là que se créer dans les premières décennies du 20ème siècle des clubs sportifs ségrégué, des ligues même, une réelle organisation se met alors en place dans la communauté Afro-américaines, donnant naissance plus tard à des champions.


Jesse Owens athlète Afro-américain est le premier sportif noir de renommée international et désigné comme le meilleur sprinteur de l’entre deux guerres.

En l’espace d’une heure aux championnats de la Big Ten Conférence il bat ou égaler six records du monde, puis quelques mois plus tard il remporte quatre médailles d’or au Stade Olympique de Berlin, sous les yeux d’Adolf Hitler, qui, malgré ses victoires, selon des dires, aurait refusé de lui serrer la main.


Ces exploits remettront doublement en cause la pseudo supériorité de la suprématie blanche dans le sport, de vrai questionnement vont alors se poser, pourquoi les noirs seraient ils finalement plus doué dans la pratique sportive que les blancs, et de la s’en vient là création d’un racisme dit « scientifique » ou les populations blanche vont cherchaient à prouver biologiquement parlant la provenance de cette supériorité sportive, on parlera longtemps d’ailleurs du talon de Jesse Owens, qui au détriment de celui d’Achille, serai pour lui l’unique secret de sa puissance sportive.


Jesse Owens devra par la suite se faire analyser au rayon X pour prouver au monde que son corps est bien normal et qu’il tire sa puissance de ses années d'entraînements et non de fibres musculaires propres aux noirs qui l’auraient avantagées par rapport aux sportifs blancs.


On relèvera aussi Carleton Lewis dans les années 1920, avec son rang de plus titrer aux Jeux Olympiques en athlétisme, élu « sportif et olympien du siècle », ou même Mohammed Ali considéré comme un des plus grands boxeurs de tous les temps et pleins d’autres.




Aujourd’hui malheureusement même si le racisme prend une tout autre forme, il n’en est pas du moins absent, et la stigmatisation de l’écart qui sépare le corps noir du blanc est malheureusement toujours trop présente.


Les faits sont là, les fichages ethnique au PSG, ou même celles des quotas binationaux avec les déclarations de Laurent Blanc , sélectionneur de l’équipe de France en 2011 qui je cite, va dire publiquement «Qu’est-ce qu’il y a actuellement comme grands, costauds, puissants ? Les Blacks. C’est comme ça.»


Encore à ce jour, les athlètes noirs Américains acteurs de la diminution de ces discriminations continuent de lutter au travers de leur performances sportives mais pas que, signe d’une détermination sans limite pour une injustice qui a la peau dure.



Les joueurs de San Francisco, Eli Harold, Colin Kaepernick et Eric Reid protestent pendant l'hymne Américain le genou à terre pour dénoncer les violences policières.


Aujourd’hui, le monde entier se réunit avec ce hashtag #BlackLivesMatter, preuve que le monde bouge et sait passer les messages fondamentaux pour engendrer des changements ou simplement une prise de conscience.


Chez Sport Avenir & Santé nous croyons à l'importance du mouvement solidaire, la solidarité est une valeur fondamentale qui unifie et rassemble autour de buts communs. Des vecteurs, parfois critiqués, s’ils sont bien utilisés, tels que les réseaux sociaux, internet, peuvent être de vrais générateurs de messages positifs.


C’est pourquoi nous mettons en place une formation en 3 ans après-bac pour vous permettre d’apprendre et d’utiliser des moyens technologiques et humains pour créer, imaginer des événements au service de grandes causes de ce monde !


Bientôt en exclusivité.

Avant-première le 6 juillet, Sortie prévue le 24 août 2020.